Zombies of the 80's | Offscreen
"Le jour des morts vivants" et "Le retour des morts vivants" sont les deux grands films de zombies américains des années '80, sortis la même année, mais dont l'approche du genre diverge.
"Le jour des morts vivants" est le troisième opus de la trilogie du pape des zombies, George A. Romero, initiée par "La nuit des morts vivants" et "Zombi". Ce nouvel opus se démarque des précédents via un travail esthétique plus poussé (dû aux copies italiennes de ses films qui abordaient les zombies de manière plus graphiques ?), remarquable dès l'inoubliable générique de début... qui inspirera Danny Boyle dans "28 jours plus tard". Romero continue son approche politique du zombie en faisant un parabole de la guerre froide et commence à humaniser les zombies au détriment des humains de plus en plus pathétiques. Il continuera à développer ce concept avec une nouvelle trilogie de films consacrés aux zombies dans les années 2000 et qui transformera sa trilogie initiale en véritable saga !
"Le retour des morts vivants" de Dan O'Bannon (scénariste d' "Alien") se démarque du sérieux de l'univers de Romero par un mélange réussi de gore et d'humour et, contrairement à la lenteur des créatures du Maître, ses zombies sont ultradynamiques : ils courent et parlent ! L'intrigue se situe dans un cimetière, théâtre de mythiques sorties des morts de leur tombe, composante ultraformelle du genre, hélas peu exploitée... Le tout sur une musique punk avec la crème de l'époque The Cramps, The Damned et TSOL !
The Return of the Living Dead
Deux gardiens de nuit d'un dépôt médical laissent accidentellement échapper un gaz d'un tonneau militaire. Bientôt, les cadavres du cimetière voisin sortent de leur tombe. Version comique des films de zombies de George A. Romero.
Day of the Dead
Une poignée de scientifiques et une faction armée, derniers survivants d'une irrésistible invasion de zombies, s'opposent violemment sur la solution à adopter pour éradiquer l'envahisseur. Une débauche visuelle de l'effroyable pour l'une des plus prodigieuses boucheries « gore ».







