Mais délivre-nous du mal... | Offscreen
Le christianisme a toujours été une source intarissable d’inspiration pour l’industrie cinématographique. De la lutte entre le bien et le mal, il semblerait que nombreux cinéastes n’aient retenu que le mal. Le péché, l’enfer et la damnation ont eu leur petit succès à l’écran, avec un rôle de prédilection pour le diable. Les années ’60 et ’70, particulièrement sacrilèges, ont été un terrain très fertile pour des films d’horreur. Alors que les églises étaient de plus en plus désaffectées, des films comme Rosemary’s baby et L’exorciste remplissaient en masse les salles de cinéma.
Voici donc un programme BàZ trempé dans le symbolisme religieux avec La malédiction de Richard Donner, premier film qui ait osé tutoyer L’exorciste de Friedkin. Bien que refusé par la plupart des studios, le film a pulvérisé le box-office lors de sa sortie. L’idée d’une fin des temps imminente et la manifestation de l’Antéchrist sous les traits d’un petit garçon au regard glaçant, a touché une corde sensible auprès du public. Les diables est l’un des films qui est à l’origine d’un nouveau genre : la nunsploitation. L’interprétation expressive d’Oliver Reed et de Vanessa Redgrave, les décors anachroniques de Derek Jarman et le style flamboyant du réalisateur Ken Russell, transforment ce qui aurait pu être un simple film en véritable orgie baroque de sexe et de violence, sous le couvert de laquelle se trame une virulente critique de l’utilisation du pouvoir par la religion pour commettre les actes les plus ignominieux au nom d’un dieu.
En collaboration avec Razor Reel.
The Devils
L’extravagante mise en scène de Les diables de Loudun d’Aldous Huxley, à propos de l’hystérique chasse aux sorcières du 17è siècle, est le Magnus Opus du réalisateur Ken Russell.








