Animal Attack - part 2 | Offscreen
Alors que nous menons gaiement la planète à sa ruine et que le règne animal pâtit de la suprématie d'une humanité prédatrice, il arrive que la nature riposte de manière extraordinairement violente. La crainte de voir Mère Nature se venger de nos diverses agressions à son égard est vivante en l'Homme depuis l'origine des temps. Aussi, c'est avec un malin plaisir que de nombreux cinéastes ont joué sur la corde sensible de cette angoisse primitive. Le creature feature est un genre en soi depuis l'origine du cinéma, un genre qui se prête à merveille au divertissement B à Z, et dans lequel la taille de la bébête est bien souvent inversement proportionnelle à celle du budget du film.
S'appuyant sur l'immense succès des "Dents de la mer" de Spielberg, les producteurs se sont acharnés à imaginer quantité de variations sur le même thème. Film de requin en milieu aride, "Grizzly, le monstre de la forêt" nous plonge au cœur d'un parc naturel des États-Unis où visiteurs et campeurs se font massacrer par un ours aux proportions démesurées. Le bush australien n'est, lui non plus, pas en reste de bêtes sauvages et féroces. "Razorback" est un monstrueux sanglier de quelques 400 kilos de force purement instinctive. Réputé à l'époque pour ses vidéoclips, Russell Mulcahy immerge son premier long métrage dans l'esthétique trash chic des années '80, et parvient comme nul autre à capter l'implacable sauvagerie des espaces naturels d'Australie.








